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Lettre ouverte à Marianne

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« L’humanité n’est pas un état à subir, c’est une dignité à conquérir . » Vercors

à Madame Marianne

De Joëlle PELLEGRIN OLDENBOURG

« Villa Luminosa »

238, Impasse des Bruyères

06370 MOUANS SARTOUX

Tel. 04.93.75.17.02. - 06.14.32.45.91

Mail : joelle.oldenbourg@wanadoo.fr

 

DEPOT S.N.A.C. JUILLET 2.000

Tous droits de reproduction réservés

Copie à :

Monsieur le Député Maire André ASCHIERI

Hôtel de Ville

06370 MOUANS SARTOUX

Lettre restée sans suite, évidemment.

Copie à l’Unesco dont le Président a également composé et fait chanter par son équipe une Marseillaise plus humaine en la proposant à la France qui l’a refusée.

TRILOGIE COMPOSEE POUR L’ANNEE DE LA PAIX (Cliquez sur les liens ci-dessous pour télécharger les textes au format Word)

(1) L’UNIVERSELLE (Marseillaise universelle)

(2) LETTRE OUVERTE A MARIANNE

(3) HOMMAGE A BORIS VIAN

LETTRE OUVERTE A MARIANNE

 

Chère Madame Marianne,

Objet : Hymne National

Le Troisième Millénaire frappe à notre porte et de grandes fêtes se préparent sur notre planète. André MALRAUX a dit que le XXIème siècle serait spirituel ou ne serait pas. La Terre, pourtant, termine le XXème siècle sous la bannière de la guerre ou de la violence. Nombreux sont ceux qui appellent de leurs vœux un renouveau sincère dans les esprits, une avancée vers de nouvelles valeurs, déplorant que notre planète, que la sagesse profonde des « anciens » avait sacralisée, porteuse de richesses et de beautés, soit malmenée par un homme devenu, envers lui-même, ses frères humains et animaux et les autres règnes de la nature, le prédateur parfait que rien, peut-être, ne pourra plus arrêter ! Le Président de la République, Monsieur Jacques CHIRAC, conscient de ces dangers, a évoqué un problème crucial, celui de la bioéthique au Parlement Européen. Où nous conduira demain l’apologie de la violence appelée, infailliblement, à s’unir aux avancées des sciences de la biologie appliquées sans moralité ?

La République française, de par la volonté de ses dirigeants, a toujours occupé une place de choix en prônant et faisant respecter la bannière glorieuse de la Révolution Française : LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE.

Pourtant, les paroles de votre hymne national, Chère Madame Marianne, délivrent un tout autre discours. Lorsque nous l’écoutons d’une oreille attentive et désireuse de voir enfin surgir sur Terre les valeurs que, tout petit, chaque Français apprend à respecter, nous y percevons des accents d’agressivité, voire d’incitation au racisme. Certes, nombreux sont ceux, hommes, femmes, enfants qui ont donné leur vie pour que cet hymne continue d’être chanté librement par chaque Français. Mais, à l’aube du nouveau millénaire, le temps n’est – il pas venu que, là où Rouget de Lisle voyait « l’étendard sanglant » se lever, se dresse à sa place, en appel à la véritable Fraternité universelle, l’étendard de notre lumineuse devise, brillant de cette aura qui est la source du véritable rayonnement de la France à l’étranger : LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE ?

Si nous continuons de lancer le chant d’une nation attendant qu’ « un sang impur abreuve nos sillons», alors la France, dans sa fibre la plus intime, continuera d’appeler, inconsciemment, l’oeuvre guerrière, avec, derrière elle, tous les pays qu’elle inspire et auxquels elle continue, par son hymne national, d’envoyer un message chargé de mort déguisée en humanité ! Ils continueront, à leur tour, d’envoyer messages ou actes guerriers. Car le sang appelle le sang et la lumière de la conscience appelle la fraternité ! Si, aujourd’hui, nous chantons l’appel à la paix, peut-être demain aurons-nous le privilège de la partager !

La France est la nation vers laquelle se sont toujours tournés les pays en quête de luminosité. Nous avons eu le siècle des lumières. Je souhaite de tout cœur, m’unissant de pensée à nombre d’êtres qui voient avec effroi la Terre s’enfoncer dans les violences de tous ordres, que vous, Chère Madame Marianne, qui êtes un peu notre « bonne mère à tous », fassiez oeuvre de pionnière en choisissant de changer un hymne en contradiction avec les idées de Fraternité pour prôner enfin la véritable Universalité, celle qui ne peut passer que par un seul chemin, celui de la Paix profonde qui doit d’abord s’inscrire dans les pensées avant d’être matérialisée dans les faits.

Parce qu’un chant national est la nourriture subtile de l’âme d’un peuple, si nous n’appelons pas la Paix de toute la force de nos êtres groupés, sous cette bannière indomptable que vous brandissez sur les images d’Epinal et dans les esprits que vous inspirez, jamais, en continuant de chanter de tels hymnes dans le monde entier, les nations ne pourront être unifiées pour tendre ensemble, véritablement, enfin, vers la paix. L’une des conséquences est la violence rayonnant également sur l’ensemble de la Terre où toutes les vies sont désormais en danger.

C’est en pensant à la « Marianne des Lumières », empreinte d’humanité, de justice et de beauté que les phrases de « L’UNIVERSELLE » m’ont été inspirées.

J’exprime le vœu que ma lettre retienne votre attention. Je sais que vous la trouverez trop osée, comme je sais que je ne suis pas la première à y avoir pensé. Je souhaite néanmoins que cette tentative bientôt en inspire d’autres afin qu’un jour tous les enfants du monde entonnent, derrière le « berceau des lumières » qu’est notre belle terre de France, cette «UNIVERSELLE », ou l’une des Marseillaises enfin éclairées qui ne manqueront pas de naître, inspirées par la nécessité de valeurs nouvelles et fraternelles, pour que, à l’exemple de notre nation, les pays se sentant concernés fassent de même pour transformer un appel national guerrier en hymne planétaire à la Paix.

Je vous prie de bien vouloir accepter, Chère Madame Marianne, l’expression de mes sincères tout autant que naïves pensées.

L’une de vos enfants qui regrette le temps où l’ « éducation civique » était enseignée dans nos écoles communales où régnait une grande sérénité et qui aimerait bien, aussi, qu’un jour soient enseignés aux enfants, dès leur jeune âge, les règles élémentaires de respect du vivant, inclus l’animal qui a encore le statut de « bien meuble » martyrisable à souhait sans véritable impunité, et les lois de la sanité qui leur permettraient enfin de devenir et rester les véritables maîtres de leur santé et de leur vie tout en respectant celle des autres.

Mouans Sartoux, le 5 Juillet 2.000.


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